Comment je suis devenue lesbienne
Comment avais-je pu taper dans lil de Barbara ?
Je suis jolie bien sûr, enfin je le crois, quand je vois les regards des hommes se poser sur moi.
Ce jour-là, je portais une jupe noire moulante dans laquelle la cambrure, que jaime à faire sentir, se dessinait bien. Mon rouge à lèvres était assez provoquant, mes yeux pétillaient, ce qui rendait ma frimousse joyeuse. Peut être était-ce tout ça qui lavait attirée vers moi et lui avait fait engager la conversation. Elle devait chercher une nouvelle proie et cest sur moi, jolie proie aux yeux denfant émerveillé, balançant souplement son beau petit cul de pouliche
A-t-elle imaginé
à ce moment précis que cette petite pouliche, nue et harnachée, lui appartenait ? Jétais déjà cela dans son regard.
Le sentait-elle ? Le savait-elle, quune petite faille imperceptible dans mon caractère lui permettrait de glisser sa main entre mes jambes, sans que je men rende compte au premier abord ?
Lorsque que je détournai le regard de ses yeux fouineurs, je sentis quelle les plongeait dans les recoins de mon corps et jimaginai déjà ses doigts jouant avec mon sexe et la démangeaison qui sy logeait. Cette réminiscence des sensations éprouvées dans mon enfance, les avaient-elles devinées ? Je lavais trouvée belle aussi, pleine dassurance. Fascinante. Le genre de personne dont on ne peut se détourner facilement, dont la présence rayonne et vous capte malgré vous. Ce centre dattraction sétait déplacé vers moi et jétais entraîné dans son orbite. Je sentais que jallais tôt ou tard tomber comme un fruit mur entre ses mains.
Hormis des jeux denfant, jeux pervers entre les mains de ma cousine, je navais jamais eu de rapport avec des femmes. Très sage jétais de ce côté
Les garçons cétait autre chose. Après quelques aventures au cours desquelles javais perdu ma virginité, comme toute jeune fille qui se doit, je sortais régulièrement avec un copain détudes qui allait devenir mon mari. Il lui fallait donc traverser le no womens land et elle la fait. Elle la fait à grandes enjambées et avant que je men aperçoive elle était là, juste au seuil dun territoire dont elle allait semparer, sachant davance, par un sixième sens, que je lui céderais.
Pierre nétait pas à cette soirée. Il nétait pas non plus là pour me protéger mais avais-je envie quil me protège ? Trop de travail comme dhabitude. Javais esquivé les hommes un peu aventureux qui ne se faisaient pas de scrupule de mon alliance, mais je ne pris pas garde à une consur. À son regard je savais quelle me voyait déjà nue, un collier au cou, capturée et mise en esclavage.
La soirée était assez bruyante. Aussi, pour nous parler, il nous fallut nous rapprocher, bouche à oreille tendue. À un moment elle sest mise à me parler des femmes qui dansaient au milieu de la salle, plus loin. Elle me confia à loreille, comme en secret, lesquelles lui plaisaient et me raconta ce quelle voyait et ce quelle imaginait delles. Au début je trouvais cela amusant, jétais un peu éméchée et je pouffais de rire pour un oui ou un non. Fou rire qui recouvrait un trouble naissant mais encore inconscient. Cependant, plus elle continuait et plus je prenais ça au sérieux, me laissant prendre au jeu de ses fantasmes. Comme elle sans doute, je voyais devant moi des nymphes à moitié nues se trémoussant pour le plaisir des voyeurs. Je pouvais imaginer ce que les hommes pouvaient voir.
Et elle ! Elle glissait ce désir en moi, ce désir de les voir nues, me chuchotant à loreille des mots qui étaient comme des sortilèges, et tout à coup je réalisai quelle devait me regarder, comme moi je regardais les autres, me déshabillant de la même manière. Je me retournai donc vers elle et là, jai vu son regard. Une sourde honte menvahit. Une honte si troublante, remontée de lenfance. Une honte qui venait inexorablement avec une fièvre se diffusant depuis mon pubis jusquau bout de mes doigts et de mes orteils.
Je ne soutins pas son regard et, en me détournant, il me revint le souvenir vivant des doigts de ma cousine jouant avec mon sexe. Je sentis le tissu de ma blouse frotter sur mes tétons. Cette femme me fouillait et me titillait. Elle était simplement là à me regarder mais mes prédispositions longtemps refoulées espéraient sourdement ses mains. Elle me prit par la main et me dit :
* Viens !
Dun ton chaud mais ferme. Comme si ce qui allait se passer entre nous était déjà décidé. Comme si son ordre voulait dire : Maintenant il est temps, passons aux choses sérieuses. Comme si cela devenait inexorable. Et je lai suivie au travers de la salle jusquà larrière du loft, jusquaux toilettes. Certaines filles me regardaient dun drôle dair en me voyant passer. Savaient-elles ?
Jétais comme une petite fille, incapable de dire non, toute molle aux idées qui me traversaient confusément la tête.
La cabine nétait pas occupée. Heureusement car nous aurions dû patienter en exposant notre passion naissante, très particulière. Elle me poussa rapidement à lintérieur, refermant la porte derrière elle, la barrant pour être tranquille et me retourna dune main ferme. Mes fesses butaient contre le lavabo. Elle me regardait de haut en bas, elle mintimidait complètement. Je baissais les yeux, les jambes serrées, une main moite cachant vainement le devant de ma jupe et lautre accrochée à mon avant-bras.
* Tourne-toi !
Je serrai un peu les lèvres entre mes dents et - est-ce pour ne plus avoir à supporter son regard impudique, ou pour lui obéir ? - je mexécutai. Le miroir me renvoya un visage étrange, le mien, et puis tout à coup le sien qui sétait approché. Elle se colla légèrement contre moi en me prenant par les hanches, me chuchotant encore à loreille :
* Tu es belle.
Elle frôlait mes bras de haut en bas. Je sentais sa chaleur et ma chair de poule.
* Douce
docile
laisse-toi faire ! Jai envie de voir tes seins. Ouvre ton chemisier sil te plait
Ne sois pas gênée. Je sais que tu en as envie toi aussi.
Elle avait raison. Je portai mes doigts aux boutons de ma blouse, hésitante. Mais elle mencouragea du regard dans la glace. Je ne portais pas de soutien-gorge, car je savais quil ferait chaud. Rendue au dernier bouton, elle nattendit plus et écarta les pans pour me découvrir. Elle prit mes coudes et les tira en arrière, juste assez pour faire bomber un peu ma poitrine.
* Reste comme ça ! Ils sont beaux. Pourtant il y en a un dont le téton est un peu renfrogné. Comment ça se fait ?
Je ruminais une réponse mais elle ne me laissa pas le temps de la formuler. Elle sempara des deux bouts pour les palper, les étirer un peu, samusant avec eux comme si de rien nétait, comme sils ne faisaient plus partie de mon corps. Lentement ils se dressèrent.
* Comme ça, cest beaucoup mieux. Ils sont bien vaillants tous les deux et je ne vois plus la différence. Il faudrait te les étirer un peu.
Jai eu lidée quelle pouvait dire ça sérieusement, mais je rejetai cette pensée bizarre. Elle se recula en emportant ma blouse, frôlant mon dos, de la nuque, assez dégagée par ma courte chevelure, jusquau ceinturon que je portais. Elle le tira un peu en glissant son index dans le creux de mon bassin.
* Détache-le !
Malgré la honte que je ressentais dêtre traitée comme de la viande, jétais de plus en plus excitée, molle de fièvre. Mes doigts se portèrent à la boucle presque naturellement, comme pour me défaire dune lourdeur, tout en continuant à me regarder dans le miroir. Jétais rouge comme une pivoine. Le cur me cognait dans les oreilles. Je débouclai en tremblant, maladroitement. Elle souriait, elle savourait, puis tira sur le ceinturon qui glissa hors des passants.
* Baisse ta jupe maintenant !
Ce fut tout à coup plus difficile, je ne savais pas pourquoi.
* Allez, tu ne vas pas tarrêter en si bon chemin ! Tu préfères enlever tes souliers dabord ? Oui, bien sûr ! Pieds nus ça donne plus envie ?
Elle se pencha elle-même pour maider.
* Lève le pied
Lève lautre pied !
Les souliers se sont retrouvés au loin, dans un coin de la pièce. Je ne portais pas de bas bien sûr. Elle avait raison, être pieds nus désinhibe, vous met les sens à fleur de peau, vous donne envie
Mais cest elle qui, en se relevant, déboutonna ma jupe et louvrit.
* Laisse-la tomber, petite ! Dégage-toi du comptoir et laisse-la glisser. Ça va te faire du bien, tu verras.
Jappuyai mes mains et fit ce quelle me demandait. Le tissu ne demandait quà choir et à dévoiler mes fesses. Je ne portais pas de string mais une culotte blanche bien gentille. Je navais pas prévu. Elle en fut peut-être un peu déçue sur le coup mais je me dis par la suite quelle a pu interpréter cela comme un certain triomphe sur ma sagesse. Je lentendis pousser un grand soupir de satisfaction, en sapprochant de moi et membrassant dans le cou. Comme pour me récompenser, ses mains frôlaient et palpaient mes flancs alors que jétais toujours appuyée contre ce lavabo. Elle approcha sa bouche de mon oreille en chuchotant :
* Maintenant, ma petite pouliche, tu vas gentiment baisser ta culotte pour que je puisse admirer ton joli cul. Soit gentille et fais-moi ce plaisir. Montre ta croupe, mon trésor. Et tu te cambreras bien sil te plait. Je sais que tu sais faire cela. Je sais que tu en as envie, dailleurs.
Cétait vrai que javais envie de montrer mon cul à cette femme diabolique que je craignais et admirais en même temps. Je ne savais dailleurs pas départager les deux sentiments car cette crainte me venait autant de maventurer en territoire inconnu que de la laisser semparer de mon territoire et, il faut bien le dire, du territoire jusqualors exclusif de Pierre.
Cétait dautant plus excitant que cétait interdit. Je nimaginais pas encore ce qui allait suivre, je me croyais au bout de mon strip-tease. Je pensais que les caresses, les embrassades et ses mains entre mes jambes allaient suivre. Ainsi aurait fait Pierre. Je mouillais mais je nosais imaginer que cela irait plus loin. Je ne sais pas pourquoi mais javais la certitude quelle ne se déshabillerait pas et que jétais la seule offerte. Je jouissais de ma nudité devant cette femme. Elle me demanda alors de méloigner du lavabo, de me pencher en avant et de creuser les reins.
* Je veux voir ta chatte par derrière. Plus bas ! Tu veux que je taide ?
Elle avait toujours ma ceinture en main et ce quelle en fit me troubla complètement. Elle lentoura autour de mon cou et sen servit comme dune laisse, la tirant par le bas pour me faire plier.
* Voilà ! Cest bien ça ! Maintenant je peux voir, écarte tes fesses avec tes mains, ma chérie. Montre ton joli trou du cul. Je veux voir ça aussi.
Lémotion commençait à me monter aux yeux et je versai quelques larmes. Je me sentais complètement vulnérable, complètement à sa merci. Je me comportais comme une putain et je découvris dans la honte un plaisir jusquici inconnu ou refoulé et que jaimais ça. Mes yeux sembuaient de larmes mais jaimais ça ! La laisse pendait à mon cou et jaimais ça. Ce nétait pas comme un orgasme mais cétait un délice qui memportait tout entière dans un autre monde. Un monde où je savais quelle régnerait.
Elle passa délicatement son doigt le long de mes lèvres mouillées jusquà mon anus, pressant un peu, comme pour dire : Jirai là aussi.
Elle se pencha au-dessus de moi et, maintenant un doigt sur mon anus, elle prit la partie pendante du ceinturon de lautre main.
* Donne-moi ton numéro de téléphone, je vais te rappeler. Tu viendras me voir quand je te le demanderai. Daccord ?
Elle enregistra mentalement.
* Ah ! Au juste, je mappelle Barbara. Et toi ?
Moi, toute pantelante, je mentendis lui répondre :
* Nathalie.
Me souhaitant une bonne fin de soirée et membrassant sur la joue elle séclipsa rapidement, me laissant dans cette position. Jai eu peur que quelquun ait pu nous voir. Je me précipitai vers la porte pour la barrer et me rhabillai. Il me fallut du temps pour me recomposer.
Javais terriblement envie de me masturber mais pas là. On cognait à la porte et il fallait bien que je sorte.
Elle avait déjà quitté la soirée. Je mexcusai plus ou moins adroitement auprès de mes amis et de mes hôtes et menfuis chez moi. Pierre dormait déjà. Je menfermai dans ma salle de bain et là, je pus laisser libre cours à mes doigts, je nen pouvais plus de cette envie de me caresser qui me tenaillait le ventre depuis que Barbara mavait laissée seule dans ces toilettes. La jouissance vint très vite, trop vite. Reprenant mes esprits, je me demandai quand elle allait mappeler.