16h00
16h00, je sortais à peine d'un entretien d'embauche. La crise des subprimes, qui battait son plein, me rendait la tâche particulièrement difficile, m'envoyant jusqu'aux recoins les plus reculés de province pour dénicher un malheureux contrat temporaire. Ingénieur de formation, on m'avait promis à la fin de mes études monts et merveilles, des ponts d'or, la gloire, l'accès dans ces fameuses boîtes privées où cinq filles et un rail de coke vous attendent en guise de cocktail de bienvenue
J'étais pourtant là, dans ce patelin dont j'ai depuis oublié le nom, sacrifiant mes rêves sur l'autel corrompu de l'industrie agro-alimentaire. Errant le long du lac, je m'amusais de la manière dont ma tenue, forte élégante pour l'occasion, dissonait avec le décor élémentaire, voire primitif. Issu moi-même d'un milieu populaire, je découvrais de quelle manière l'habit, parfois, fait le moine. De plus, certains osaient à peine croiser mon regard. D'autres m'adressaient la parole avec le plus grand respect, comme si j'avais pris l'espace d'une nuit dix ans de plus. J'avais moi-même tendance à me comporter de manière plus sérieuse, comme devenu soudain responsable de mes pairs. Ainsi même affalé sur un banc et nourrissant les éparses moineaux des échantillons peu appétissants, gracieusement offerts par mon futur ex-employeur, je donnais l'air de préparer de grandes choses pour l'humanité.
En outre, les souvenirs des lignes de conditionnement de nourriture instantanée, lyophilisée, surgelées, et le dégoût qui l'accompagnait, avait fait naître en moi l'envie soudaine et irrationnelle de pénétrer dans une boulangerie.
Aussitôt les effluves chauds me chatouillèrent les narines. La petite échoppe fleurait bon le pain frais.
« Bonjour monsieur ! »
La boulangère, avec cet air franc et travailleur typique de la campagne, m'accueillit chaleureusement. Elle portait un châle blanc noué sur ses longs cheveux blonds. Sa blouse, blanche aussi, s'ouvrait sur un décolleté plongeant. Elle semblait ne pas avoir plus de vingt-cinq ans, et semblait pourtant gérer cette affaire ; les traces de farine sur sa joue et dans le creux de ses seins attestait qu'elle sortait tout juste des fourneaux.
D'un air sérieux, élégant, tout en mettant en avant ma jeunesse et ma sympathie, je passai ma commande.
« Une baguette, un croissant au chocolat
est-ce que vous désirez autre chose ? »
Cela avait été lancé innocemment, je la fixais néanmoins avec intensité. Elle maintint mon regard, avec fierté. J'avais néanmoins saisi l'étincelle dans ses yeux, jusqu'à ce que, imperceptiblement, elle se mordit la lèvre.
Lentement elle passa devant moi.
« Vous travaillez toute seule ici, jeune entrepreneuse ? Je suis très admiratif. »
Ainsi je faisais la conversation, tentant de garder mon calme.
Après quelques instants de silence elle se décida à reprendre la parole, d'une voix détachée, tandis qu'elle s'approchait de la porte.
« Oui, et d'ailleurs je ferme la boutique. »
Et c'est ce qu'elle fit. Elle regardait désormais par la fenêtre, comme aillant oublié ma présence.
Enhardi par cette folle journée, je m'approchai d'elle, lentement, comme si elle risquait de s'envoler au moindre geste brusque. Et tout tendrement je lui enlaçai la taille. Sa tête était légèrement relevée.
Elle m'offrit son cou que je goûtai avec tendresse. Avec mes lèvres, puis ma langue, je la caressai, remontai vers son oreille et la mordillai.
Elle respirait, de plus en plus fort. Imperceptiblement, elle se rapprochait de moi. Je sentis bientôt ses généreuses fesses appuyer fort sur mon sexe qui achevait de se tendre, à travers un pantalon noir flexible. Je devinai parfaitement, sous sa chemise, la courbure parfaite de sa chute de reins, et ne pus résister à l'envie d'y glisser mes mains.
Je remontai le long de ses côtes pour m'emparer de ses deux seins imposants, elle se frottait maintenant clairement contre moi, allant et venant tout en s'appuyant contre la porte. Elle déboutonna alors sa chemise, se retourna et me donna sa poitrine en guise d'apéritif. Sa peau était incroyablement douce, et j'aurais pu m'endormir là, dans le vallon chaud créé par ces deux montagnes accueillantes, si sa main n'avait pas déjà extirpé ma virilité de mon smoking et ne s'affairait à me masturber avec vigueur.
Elle se baissa alors, et sans mot dire me pris dans sa bouche, m'enserrant entre ses deux lèvres pulpeuses.
Elle glissait goulûment sur toute ma longueur, avant de remonter, lâchant entre deux respirations des soupirs gourmands qui à eux seuls faillirent me faire terminer là dans cette cavité humide dans laquelle sa langue ne cessait de jouer avec le bout de mon gland.
Je continuais à m'amuser avec ses seins, mais elle repoussa mes mains vivement. Puis enserra ma queue entre eux, pressa fortement et continua ainsi à me branler. Elle me fixait désormais, vicieuse, se passant la langue sur les lèvres à chacun de mes tressaillements.
Sans plus me rappeler désormais comment j'en étais arrivé là aussi vite, ou là tout court, je la fis se relever et l'appuyai sur le comptoir. Elle n'opposa qu'une faible résistance, et je baissai sans ménagement son pantalon en même temps que sa petite culotte, révélant un cul d'une blancheur immaculée. Son air sucré m'invita à le mordre, ceci avant de plonger ma langue dans sa chatte déjà bien humide. Je lui léchai le clitoris, et ce faisant, lui enfilai deux doigts. Elle semblait tellement prête que je ne m'attardai pas, et attrapant un préservatif dans la poche intérieure mon costume (dont j'appréciais de plus en plus les multiples fonctionnalités) et le déroulant d'une main tandis que je continuai à la limer de l'autre, je me retrouvai prêt à plonger dans l'inconnu.
Je me lançai ainsi, délicieusement, dans l'exploration de son corps brûlant. Bien que dilatée, sa chatte restait plutôt étroite, m'étranglait le sexe de façon indécente à chaque incursion. Ses fesses et ses seins vibraient tandis que je la tringlais avec passion. Elle s'accrochait au comptoir et m'accompagnait dans mes mouvements, m'invitant ainsi à être plus violent.
Elle cambrait tant que je lui mordis le cou, au niveau de la clavicule. Ma main s'égarait sur son ventre, entre ses seins ou sur son clitoris. Elle m'embrassait maintenant à pleine bouche.
Puis me repoussa d'un coup. Elle continua néanmoins à se déhancher devant moi, d'un air subjectif, et je compris son désir. Humectant mes doigts de ma salive et de sa cyprine, je lui titillai l'anus, jusqu'à enfiler un puis deux doigts dans cet orifice timide. Avec le pouce, je lui pénétrai le vagin, et rapidement me mis à la limer à nouveau. Poussée par l'excitation, elle me dévorait les doigts de l'autre main. Enfin, je la repoussai à plat ventre sur le support de bois, et lui pénétrai le cul, lentement mais sûrement. Et puis rapidement, la coquine étant si avide de sexe, je l'enculai à un rythme soutenu, lui arrachant quelques cris de douleur et de plaisir mêlés.
Elle en redemandait, telle la femme active désireuse d'en avoir pour son argent, et je lui en donnai, plus qu'elle n'aurait pu en imaginer. A tel point qu'elle finit par jouir, à quatre pattes par terre, sa tête allant frapper régulièrement contre la caisse automatique. Et ainsi je craquai, presque simultanément, et remplis à longues saccades son petit cul de boulangère vicieuse.
Je l'enlaçai tendrement, reprenant mon souffle. Ma main, perdue sur son sein, sentait son cur qui battait à cent à l'heure.
Et à l'instant où je m'apprêtais à repartir, elle me repoussa à l'intérieur. Elle me prit alors la main, me regarda avec conviction et m'entraîna à l'étage dans sa chambre confortable.
La journée était encore loin d'être terminée